La mairie de Puy-en-Velay accusée d’avoir truqué un marché public pour plaire à Laurent Wauquiez
Selon les informations du Canard enchaîné, mercredi 11 mai, l’actuelle mairie du Puy-en-Velay aurait truqué un marché de concession d’une halle gourmande pour ne pas déplaire à Laurent Wauquiez. Le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête. Il dispose de 58 enregistrements, réalisés clandestinement, dans le bureau du "service commerce de proximité" commun à la ville et à la communauté d’agglomération. Dans ceux-ci, le nom de Laurent Wauquiez est souvent cité comme étant "derrière" la procédure.C’est en tout cas ce que révèlent les enregistrements et témoignages recueillis par les enquêteurs: "Tu sais qui tu dois prendre et tu te démerdes pour qu’il soit pris…", "Le gars, là, il doit perdre parce que Wauquiez n’en veut pas", "Si ce n’était pas pipé d’avance, on ne serait pas dans ces situations-là", ou encore "Je préfère qu’on aille au tribunal plutôt que d’annoncer à Laurent Wauquiez que ça ne se passe pas comme prévu". Ces propos ont été tenus par la responsable du "service commerce", elle se serait régulièrement plainte à son supérieur et des collègues de la charge de travail importante induite par cette affaire, laissant sous-entendre qu’elle a reçu des instructions.
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Laurent Wauquiez
Affiliation politique : Droite Républicaine (DR). Député
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Laurent Wauquiez (prononcé /lo.ʁɑ̃ vo.kje/), né le 12 avril 1975 à Lyon, est un homme politique français. Normalien, agrégé d'histoire, puis énarque, il entre à l'Assemblée nationale en 2004 en remplacement de Jacques Barrot, puis est nommé en 2007 secrétaire d'État auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement. L’année suivante, il devient secrétaire d'État chargé de l'Emploi, avant d’accéder en 2010 à la fonction de ministre chargé des Affaires européennes puis à celle de ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en 2011. Maire du Puy-en-Velay de 2008 à 2016 et à nouveau député de 2012 à 2017, il devient secrétaire général de l'UMP en 2014 puis vice-président de LR, parti qui a succédé à l’UMP. Lors du congrès des Républicains de 2017, il en est élu président, puis démissionne après le faible score de la liste soutenue par LR aux européennes de 2019. Elu président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes en 2016, il est réélu en 2021. En 2024, il est élu de la première circonscription de Haute-Loire lors des législatives anticipées et dans la foulée président du groupe DR à l'Assemblée nationale, amenant sa démission de la présidence du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes et sa nomination en tant que « conseiller spécial ».
