Conflits d’intérêts : le jeu dangereux des députés qui « pantouflent » dans le privé après leur mandat
En ce début de quinquennat, marqué par le changement de gouvernement et le renouvellement de l’Assemblée nationale, les acteurs du lobbying sont à l’affût pour s’attacher les services des députés sortants – des recrues de choix dont le carnet d’adresses et la connaissance des rouages de la décision publique peuvent se révéler déterminants pour influencer les politiques dans un sens favorable à certains intérêts économiques.Ces profils d’anciens élus sont d’autant plus appréciés que, contrairement aux anciens ministres, ils ne font pas l’objet d’une surveillance particulière de la part de la HATVP. A l’Assemblée, la prévention des conflits d’intérêts repose sur le déontologue, une fonction créée en 2011, que les députés peuvent consulter volontairement, et qui ne dispose d’aucun pouvoir contraignant pour s’opposer à une reconversion.
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Jean-Baptiste Djebbari
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Jean-Baptiste Djebbari, né le 26 février 1982 à Melun (Seine-et-Marne), est un homme politique français. Après avoir exercé différentes activités dans le secteur aéronautique, il rejoint La République en marche (LREM) et est élu député dans la deuxième circonscription de la Haute-Vienne lors des élections législatives de 2017. À l'Assemblée nationale, il est membre de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, au sein de laquelle il officie jusqu'en 2019 comme coordinateur pour le groupe LREM. En 2018, il est rapporteur du projet de loi sur la réforme de la SNCF. En 2019, il est porte-parole du groupe LREM. De 2019 à 2022, il est secrétaire d'État puis ministre délégué chargé des Transports dans les gouvernements Philippe II puis Castex. Il quitte la vie politique après la réélection d'Emmanuel Macron et rejoint le secteur privé.





