Détournement de fonds publics : Orpea va devoir rembourser 55,8 millions d’euros à l’Etat
La Caisse nationale de la solidarité pour l’autonomie (CNSA) a mis en demeure Orpea le 29 juillet, a indiqué une porte-parole de cet organisme qui gère les fonds dédiés à la dépendance, confirmant une information du Monde. Orpea a assuré dans un communiqué publié la semaine dernière qu’il rembourserait « les sommes dont l’affectation était inadéquate ». Le groupe évoque toutefois des « divergences d’appréciation » sur les sommes concernées. Il compte apporte des « réponses » à la CNSA dans le « délai imparti » d’un mois pour défendre sa position.Selon Le Monde, l’entreprise se dit prête à rembourser 5,7 millions d’euros, un montant qui correspond à des remises accordées par les fournisseurs pour l’achat de produits destinés aux personnes âgées, financés par des dotations publiques. En revanche, Orpea refuse de rembourser 30,1 millions d’euros réclamés au titre des salaires, d’après le quotidien. Le groupe a utilisé ces fonds publics pour rémunérer des auxiliaires de vie, alors que l’entreprise aurait dû financer leurs salaires avec ses fonds propres. Le groupe refuse aussi de rembourser 19,6 millions d’euros correspondant au montant de deux impôts, réglés avec des fonds publics, indique Le Monde.
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Orpea / Emeis
Entreprise
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Emeis (graphié « emeis »), anciennement nommé Orpea, est un groupe français fondé en 1989. L'entreprise couvre cinq métiers liés aux soins à la personne avec les cliniques psychiatriques, les cliniques de soins médicaux et de réadaptation, les maisons de retraite, les services et soins à domicile et les résidences services. Le groupe est introduit en bourse en 2002 et connaît une croissance rapide. Emeis compte, à fin 2024, au total 1 051 établissements (maisons de retraites, cliniques, résidences services...) opérant un total de 94 455 lits toutes activités confondues, contre 1 031 établissements pour 93 470 lits à fin 2023, dans plus de 20 pays, principalement en Europe, mais aussi en Chine. Après des révélations en 2022 sur des actes de violences graves contre des personnes vulnérables, le groupe fait face à plusieurs procédures pénales. Des méthodes de gestion brutales et les maltraitances induites ont été mises en cause. La direction d'Orpea est également accusée d'avoir détourné des fonds publics censés bénéficier aux personnes âgées. Le groupe, apprécié par les financiers pour sa belle rentabilité, chute en bourse et doit entreprendre une restructuration financière. Sous le contrôle de nouveaux actionnaires menés par la Caisse des dépôts et consignations, Orpéa est placé sous procédure de sauvegarde en mars 2023. Le groupe change de nom en 2024 et devient « Emeis » afin d'essayer d'améliorer son image.
