Escroquerie de frais de campagne : trois ans de prison avec sursis probatoire requis contre Claude Guéant
Le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) a demandé ce mercredi trois ans d'emprisonnement avec sursis probatoire pendant trois ans, contre l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant, jugé devant le tribunal correctionnel pour escroquerie concernant ses frais de campagne législative 2012.À l’époque, l'homme incontournable de la présidence de Nicolas Sarkozy, aujourd'hui âgé de 77 ans, était candidat pour être député dans les Hauts-de-Seine. L'accusation lui reproche d'avoir sciemment minoré ses comptes de campagne et d'avoir ainsi obtenu un remboursement de plus de 30.000 euros. La procureure Nathalie Foy a également requis une peine d'amende de 50.000 euros et, pendant cinq ans, la privation de ses droits civiques, l'interdiction de la fonction publique et d'être mandataire social.
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Claude Guéant
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Claude Guéant, né le 17 janvier 1945 à Vimy, est un haut fonctionnaire et homme politique français, condamné pour plusieurs délits. Ancien préfet, il est nommé secrétaire général de la présidence de la République française le 16 mai 2007, jour de l'investiture de Nicolas Sarkozy. Il quitte ses fonctions le 27 février 2011 pour devenir ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration, fonction qu'il occupe jusqu'au 10 mai 2012. Mis en cause dans de nombreuses affaires, il est condamné en 2019 à deux ans d'emprisonnement, dont un an ferme, et à une interdiction d'exercer toute fonction publique pendant cinq ans, pour complicité de détournement de fonds publics et recel dans l'affaire des primes en liquide, à la suite de laquelle il est incarcéré en décembre 2021. Il est condamné en première instance à une peine d'un an d'emprisonnement, dont huit mois ferme, en janvier 2022 pour favoritisme dans l'affaire des sondages de l'Élysée. Il bénéficie d'une libération conditionnelle en février 2022, après presque deux mois passés à la prison de la Santé. En novembre 2025, sa peine est ramené en appel à un an de prison avec sursis. En novembre 2022, il est à nouveau condamné à dix-huit mois de prison dont six mois ferme pour escroquerie des frais de sa campagne législative de 2012. En septembre 2025, il est reconnu coupable de corruption passive, de faux en écriture et de trafic d'influence et est condamné à six ans de prison par le tribunal correctionnel de Paris dans le cadre de l'affaire Sarkozy-Kadhafi.
