Procès du RN : Timothée Houssin et Nicolas Bay jugés pour recel et détournement de fonds publics
Les Normands Timothée Houssin et Nicolas Bay ont-ils indûment bénéficié de fonds européens entre 2014 et 2015 ? Les deux hommes sont mis en examen dans le cadre de l'Affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen du FN. Ils doivent s'expliquer devant le tribunal correctionnel de Paris, ce mercredi 23 octobre 2024.
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Nicolas Bay
Affiliation politique : Conservateurs et Réformistes européens (ECR). Député européen
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Nicolas Bay, né le 21 décembre 1977 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), est un homme politique français d'extrême droite. Membre du Front national (FN) à partir de 1992, il soutient la scission menée en 1998 par Bruno Mégret et rejoint son Mouvement national républicain (MNR), dont il est l'un des dirigeants pendant plusieurs années. Revenu au FN en 2009, il est nommé porte-parole de la campagne présidentielle de 2012 de Marine Le Pen. Figure de l’aile identitaire et libérale-conservatrice du parti (devenu RN en 2018), il occupe en son sein les fonctions de secrétaire général puis de vice-président entre 2014 et 2018. Il est conseiller régional de Haute-Normandie et de Normandie depuis 2010 et député européen depuis 2014. Il est co-président du groupe Europe des nations et des libertés (ENL) au Parlement européen de 2017 à 2019, puis vice-président du groupe Identité et démocratie (ID) de 2019 à 2022. Lors de la campagne présidentielle de 2022, suspendu du RN, il rallie Éric Zemmour et son parti Reconquête, dont il devient vice-président exécutif. Après sa réélection au Parlement européen en 2024 sur la liste de Marion Maréchal, il fait partie des quatre élus sur cinq de Reconquête à être exclu du parti pour une tentative non concertée de rapprochement avec le RN en vue des élections législatives anticipées. Il rejoint ensuite le parti Identité-Libertés (IDL) de Marion Maréchal. En mars 2025, Nicolas Bay est condamné pour détournement de fonds publics à 12 mois de prison dont dix ferme et 3 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires, il est ainsi démis de ses fonctions de conseiller régional de Normandie. En juillet 2026, sa peine est ramenée par la cour d'appel à un an de prison avec sursis, deux ans d'inéligibilité avec sursis et 5 000 euros d'amende. Ses liens avec la Russie sont sources de controverses.


