JO d’hiver 2030 : Michel Barnier accusé de conflit d’intérêts
Le 17 décembre, l’ancien Premier ministre Michel Barnier a accepté de provisoirement prendre les commandes du comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030, organisés dans les Alpes françaises. D’après Politico, l’objectif de cette manœuvre serait d’apaiser l’agitation autour du laborieux casting — un de plus en cette fin d’année — devant déterminer le visage du futur patron de l’événement. Vendredi 20 décembre, le député de la Savoie Jean-François Coulomme (La France insoumise) a chargé Michel Barnier. Dans une lettre adressée à la procureure de Paris, l’élu invite la magistrate à se pencher sur un éventuel « délit de prise illégale d’intérêts ».
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Michel Barnier
Affiliation politique : Droite Républicaine (DR). Premier Ministre
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Michel Barnier, né le 9 janvier 1951 à La Tronche (Isère), est un homme d'État français. Plusieurs fois ministre et commissaire européen ainsi que négociateur en chef du Brexit pour l'Union européenne, il est Premier ministre du 5 septembre au 13 décembre 2024. Membre des principaux partis gaullistes successifs (UDR, RPR, UMP, LR), il s'engage en politique en 1973 en Savoie. Il est élu député dans ce département pour la première fois en 1978. Localement, il s'implique en particulier dans l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 1992 à Albertville. Il est ministre à plusieurs reprises (Environnement, Affaires européennes, Affaires étrangères, Agriculture et Alimentation), deux fois commissaire européen (Politique régionale ; Marché intérieur et Services financiers) et vice-président de la Commission européenne. En 2016, il est chargé par l'Union européenne de mener les négociations liées au Brexit puis de négocier les relations ultérieures avec le Royaume-Uni. Candidat au congrès des Républicains de 2021 pour l'élection présidentielle de 2022, il est éliminé de justesse à l'issue du premier tour de cette primaire interne, arrivant en troisième position avec 23,9 % des voix avant de rallier Valérie Pécresse. En septembre 2024, en pleine crise politique, il est nommé Premier ministre par Emmanuel Macron. Il forme un gouvernement minoritaire soutenu par le « socle commun » (EPR-LR), qui est renversé en décembre suivant à la suite de son recours à l'article 49.3 de la Constitution pour la loi de financement de la Sécurité sociale. Avec trois mois et huit jours passés à Matignon, il est le Premier ministre le plus éphémère de la Ve République. À l'occasion d'une élection législative partielle organisée en 2025 dans la deuxième circonscription de Paris, il retrouve les bancs de l'Assemblée nationale après trente-deux ans d'absence.





